25 mai 2010 à 12:57:22
Chronique du 25 mai 2010
FC, le mardi 25 mai 2010
D'UN CHEMIN L'AUTRE...
Lundi de Pentecôte, circonflexés par le soleil, la Maison du Théâtre et les bureaux de Chés Panses Vertes bourdonnent des derniers préparatifs de Marionnettes en Chemins.
Il y a des filles autant que des ordinateurs, un sourire pour une bouche, une lumière dans chaque regard ; je suis venu de Paris, je ne pouvais mieux tomber !
Quelques tours de clé à pipe dans notre intendance (me voilà badgé tel un officiel), je cale mon GPS et sa voix de Martine sur Flixecourt ; Emeline et Sylvie sont du voyage, nous sommes en route vers Charlotte et son lever de rideau, emprunté aux textes de Franca Rame et Dario Fo, Une femme seule.
C'est une générale, les habitants du Château Blanc sont là et formidablement là, ils dépècent le silence à coup de langue, ils penchent, s'épanchent, font des vrilles avec leur corps, avec des rires à perforer l'ordinaire, ils acclament, ils se détordent, débordent d'humeurs, ils transpirent, exultent, premier public et premier spectacle, le rideau se lève, la fête sera au diapason de cette première, cette joie si soudaine ne saurait mentir...
Mon voisin de chaise se penche vers moi, ses yeux en tire-bouchon vissés dans les miens, il me murmure : “Toi, tu n'es pas d'ici, tu as les mains qui bougent tout le temps, tu devrais t'acheter un stylo...“
Dehors, les chemins s'envolent, je souris, la fête a commencé.
HAÏKU FICELLE...
Ciseaux dans les pieds
Première des Picardie
Chemins d'été
JACK?
Je débarque en Picardie, Charlotte en générale à Flixecourt, face aux spectateurs du foyer de vie.
Je débarque en Somme, où je ne connais personne, et qui je devine au premier spectacle, au premier coup d'œil, au premier mot : Jack? !
Jack? est là, déjà là, des fourmis plein la tête, sa façon à lui de chavirer le réel, ses bouches dégondées, sa grande différence...
Jack? est bel et bien là, je le sens partout au cœur des spectateurs, ses dents grincent en cadence, son corps mal assis bascule et bouscule, ses mains à la fin frappent au-dessus de toutes les autres.
Mon vieux Jack?, je ne serai jamais seul sur les chemins de marionnettes, Sylvie me fait ce cadeau...
ENTRETIEN AVEC MARTINE
Martine, c'est la voix de mon GéPéEsse
C'est la fille, la drôlesse
Qui me fait promesse
D'une nouvelle adresse
C'est Martine, enchanteresse
Qui me donne ma vitesse :
“Si possible, cessez toute ivresse !“
