06 juin 2010 à 11:02:20

Chronique du 6 juin 2010

Je ne me suis pas réveillé ce matin, dernier jour du festival...Je vais donc écrire une dernière fois sur les chemins, de la gauche le volant, de la droite le stylo, dur métier !
Je vous dis à tout à l'heure, nous nous retrouvons à Noyon, où Spartacus nous attends, le glaive de la liberté en main!

Dimanche, presque minuit.

Le Spartacus s'est donc joué à Noyon, clôturant le festival par un cri de liberté, d'émancipation de l'homme prisonnier des systèmes !
Et hop, me voilà de retour en Ile-de-France, vivant, plus vivant encore que je ne l'étais en arrivant, riche de tant de kilomètres et tant de regards, enseigné par la beauté des paysages, la générosité de tout un monde !
Que soient tout spécialement remerciées les abeilles de la ruche des Ches Panses Vertes, sans qui mon sourire se serait probablement tari, et mes mains fanées... Qu'une compagnie prenne en charge d'inventer et offrir, à un tel degré d'investissement et de compétence, au profit d'un aussi vaste territoire, les Marionnettes en Chemins, me laisse croire que “L'avenir dure longtemps“ (dixit Louis Althuser). Cela montre avec talent et force la capacité des équipes artistiques à s'inscrire au-delà des problématiques de création dans lesquelles beaucoup aimeraient les cantonner, et comme elles s'avèrent pertinentes quand il s'agit d'apporter aux hommes les moyens de se relier à l'existence, par l'art et la culture, par la métamorphose et la transposition.
Que soient chéris en mon cœur mal élevé Jack? et Martine, mes compagnons de route, que la Picardie a rendu plus libres et insolents que jamais, élevant au rang d'art de vivre ce vagabondage fécond.
Quant à moi, je suis maintenant constitué de ces deux semaines de pratiques vivantes, bilingue Français/Picard, et emporterai en tous points du globe un morceau de ce nord marionnettique, qui vaut bien les autres cardinaux !
À Sylvie et Eric, pour la liberté et la confiance qu'ils m'ont offert, je n'ai qu'un pauvre merci à donner, et des braises à déposer au creux de vos paumes ; que d'autres aventures nous unissent alimentent mes plus électriques espoirs...
Ti ch’te r’connos, t’es d’min coin !

françois chaffin



Marionnettes en chemins